(Article à quatre mains)

  Le Comte a-t-il fait un truc avec son machin ?

  La problématique du jour est épineuse, alors, info ? Ou intox ?...
La question est donc posée, et la question étant posée, il ne nous reste plus qu'à poser la réponse. Pour tenter d'y voir plus clair dans cet amas brumeux, revenons un petit pas en arrière, pour analyser ce grand pas du Comte.

  Une première rumeur, lancée par le Comte lui même, fait état d'une partie de jambe en l'air (mais pas que de jambes) dans un patelin du sud paumé entre la maison d'arrêt de Lannemezan et le bar de Jean-Claude. De son avis lui même, ce n'était pas fameux mais fait pour la forme, pour entretenir le machin dont il est question dans le titre et éviter de le laisser en friche comme l'était Tony Duvert. Il confesse (en un mot) ce coup "pas fameux mais pas regretté". D'utilité publique, en somme...
Mais, la donzelle... de qui s'agissait il ? Une prostitué place des poivrots? Une échappée de la célèbre prison où même le Comte nous bassine de son Jean Marc Rouillan ? Selon les plus sérieuses rumeurs, c'est d'une amie...mais l'info venant du Comte lui même, la crédibilité de cette info reste posée...

  Mais bon, prenons l'hypothèse de cette amie: le bar dudit Jean-Claude serait lui-même incriminé, tout comme les boissons qui y sont servies. Toutefois, le Comte ne se pose ni en victime ni en coupable et se perd dans la rétention d'informations, allant jusqu'à feindre l'amnésie et  masquer cette anecdote par un autre entremêlement de chair pratiqué avec une de ses connaissances plus précises, une certaine Marianne que nous appellerons Clara dans le but de préserver son anonymat. Cette Clara donc, quel était son mobile ? La sympathie dudit Comte ? Une soirée esseulée à pleurer un amant perdu ?  Ce qui l'amena à se jeter dans les les bras du premier venu ? Hasard ou destinée, il se trouvait que notre héros, éros à ses heures perdus , se promenait justement sous le balcon de la donzelle, déclamant comme sérénade les vers les plus magnifiques des Foo Fighters pour charmer sa belle.

  Néanmoins, une source plus proche de l'épicentre des vibrations provoquées par les lattes du lit ce soir là, affirme que les rencontres de ce type entre le Comte et une fraiche célibataire ne sont pas si rares qu'il le dit. Mademoiselle G., résidant dans la charmante bourgade de Camelot, à mi-chemin entre Lutilhous et Lannemezan, affirme avoir reçu une douce visite du Comte le soir de sa rupture avec R., parti culbuter V. dans le foin de la grange de B., lui meme parti à une réunion douteuse avec N. H., J. et Z... (fait témoin de la petite vie de village où tout le monde se connait et où l'on va au fond des choses, mais lesquelles ?). Le maire de Peyre-Hicade nous a confié, le lendemain d'avoir pris le Campistrous de sa femme, que la mairie avait sponsorisé le Comte dans son entreprise coquine. "Nous avions participé à l'achat de préservatifs et de divers sex toys au sex shop de Bégole pour attiser l'appétit de mademoiselle G., que le département entier rechignait à besogner."

  Le Comte, fort de ses appuis politiques, n'avait plus qu'à se trouver une victime. Tel le loup dans le petit chaperon rouge, il guetta sa proie du coin de la table du bistrot qu'il occupait. Et lorsque notre chère Clara, isolée dans sa détresse, passa devant la vitre, le comte se rua chez lui, prévoyant d'avance la trajectoire que prendrait nécessairement notre chaperon. Le moment était opportun. Le comte était armé. Capote sponsorisée, sex toys en prévision de mademoiselle G, le Comte, assis à sa table devant sa bière et sa télé, avait recu un appel téléphonique alarmant de L., le plombier habituel de la région, basé à Bizous, lui annoncant le scoop à peine arrivé dans les bureaux de la rédaction du Lannemezan Matin: T. vient de faire ses bagages et de quitter Clara. Sans plus attendre, le Comte demande une autorisation exceptionnelle du maire de Peyre-Hicade pour s'entrainer au tronchage et être prêt pour mademoiselle G. ainsi qu'une nouvelle paire de chaussures capable d'atténuer les effets de la transpiration. Le Comte, laissant son chien Pilou de côté, séchant le concert de Daisy Gun, s'en est allé avec son équipement chez Clara.

  Avant de voir en détail l'exploit du Comte, ce point focal de son existence morne à boire ses bières au Long Hop, draguant une serveuse qu'il ne verra jamais par devant le comptoir et les clientes non francophones (le Comte, avec sa gueule de Trotsky, aime l'Internationale!) ce Comte qui allait concrétiser, avant de voir tout ça, revenons brièvement sur  un épisode désormais plus mythique que Woodstock, le célèbre soir où le Comte nous annonça qu'il avait utilisé son machin, ailleurs qu'aux WC du Long Hop qu'il connaît si bien. "Ca y est !" nous a-t-il lancé joyeusement.

  Une fois arrivée dans l'entre de la maison de Clara, le Comte ne s'est pas fait prier pour trouver l'entre de Clara. Sans préambule, le Comte est passé aux affaires.

  Alors, info ou intox ? Nous avons posé la question à sa famille qui nous a répondu par la voix du patriarche: "Ah ben, bon Dieu de nouille !"

Adnihilo le Magnifique
Ravhin l'Afghan
(envoyés spéciaux à Lannemezan).